30-06-2026 15:05 - La Mauritanie renforce sa position sur la scène internationale en matière de droits de l’homme
AMI -- Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté, mardi à Genève, le rapport final de la République islamique de Mauritanie dans le cadre du quatrième cycle de l’examen périodique universel (EPU), lors de la 62ᵉ session du Conseil, en présence d’une délégation officielle conduite par le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile, M. Sid’Ahmed Ould Bennane.
Ce fut l’occasion pour le Commissaire de réaffirmer l’engagement de la Mauritanie à poursuivre sa coopération constructive avec le Conseil des droits de l’homme et ses mécanismes, soulignant que l’examen périodique universel constitue un cadre essentiel pour la promotion des droits de l’homme à travers le dialogue, l’échange d’expériences et le partage des meilleures pratiques, exprimant la reconnaissance de la Mauritanie aux États ayant pris part au dialogue interactif, ainsi qu’au Groupe de travail, aux membres de la Troïka, aux agences des Nations Unies et aux partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement tout au long de ce processus.
Le Commissaire a indiqué que le gouvernement mauritanien a adopté une approche participative dans l’examen des recommandations, associant les différents départements ministériels, les institutions nationales indépendantes et les organisations de la société civile, une démarche qui a conduit à l’acceptation de 229 recommandations sur un total de 271, soit 84,5 % de l’ensemble des recommandations, traduisant ainsi la volonté politique de poursuivre le renforcement du système national de protection des droits de l’homme et de consolider l’État de droit.
Il a précisé que les recommandations acceptées portent notamment sur le renforcement des cadres juridique et institutionnel, la protection des droits des femmes, des enfants et des personnes en situation de handicap, la lutte contre l’esclavage et ses séquelles, la traite des personnes et les discriminations, ainsi que sur la promotion des droits économiques et sociaux, l’amélioration des services d’éducation, de santé et de protection sociale, le renforcement de la participation politique, de la cohésion sociale et la réponse aux effets du changement climatique, ajoutant que la majorité de ces recommandations s’inscrit dans le cadre des réformes nationales déjà engagées.
Le Commissaire a, également, annoncé que le gouvernement, en coopération avec le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Mauritanie, a lancé une série d’ateliers destinés à partager les recommandations et à élaborer un projet de plan d’action national pour leur mise en œuvre.
Ce plan sera soumis aux plus hautes instances décisionnelles en vue de son adoption afin de traduire les engagements internationaux en mesures concrètes, assorties de mécanismes de suivi et d’évaluation.
Il a, par ailleurs, passé en revue les principales réformes engagées par la Mauritanie dans le domaine des droits de l’homme, notamment le développement du cadre législatif, le renforcement des institutions nationales compétentes, la mise en œuvre de la Stratégie nationale de promotion et de protection des droits de l’homme, la poursuite de la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées à l’esclavage, la promotion des droits des femmes, des enfants et des personnes en situation de handicap, ainsi que l’exécution de programmes dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la protection sociale et du développement économique.
En conclusion, le commissaire a souligné que l’adoption de ce rapport marque le début d’une nouvelle étape placée sous le signe de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation, renouvelant l’engagement de la Mauritanie à poursuivre sa coopération avec le Conseil des droits de l’homme et ses partenaires internationaux afin de renforcer la protection des droits de l’homme et de promouvoir les valeurs de justice, d’égalité et de dignité humaine.
