10-04-2026 13:12 - Droit de réponse : une mise au point face à des accusations jugées diffamatoires
Le Quotidien de Nouakchott -- Le présent droit de réponse intervient à la suite de propos à caractère diffamatoire et calomnieux diffusés par M. Mohamed El Mokhtar (Ould Elewa). Il est expressément porté à la connaissance du public que l’intéressé a refusé d’en assurer la publication sur le même support (sa page facebook), en méconnaissance manifeste des dispositions encadrant le droit de réponse et des principes fondamentaux du débat contradictoire.
Ce refus délibéré s’analyse comme une volonté de maintenir la diffusion d’allégations inexactes, tout en faisant obstacle à leur rectification, traduisant une utilisation partiale et opportuniste de la liberté d’expression. Une telle attitude est de nature à engager pleinement la responsabilité de son auteur et ne saurait rester sans suite.
À Monsieur Mohamed El Mokhtar (Ould Elewa),
Nous vous prions de bien vouloir publier le texte suivant en droit de réponse aux propos diffamatoire et calomnieux que vous avez diffusés sur votre page Facebook, à l’encontre de l’ambassadeur et l’ambassade.
Les éléments contenus dans votre publication relèvent d’une tentative de désinformation de l’opinion publique, reposant sur des insinuations infondées et une omission manifeste de faits pourtant établis.
Premièrement, il convient de rappeler qu’une partie des informations que vous avancez a pour origine une personne connue ayant exercé au sein de l’ambassade, et qui a, de surcroît, été membre d’une commission officiellement constituée par l’ambassadeur dès son arrivée à Bruxelles. Cette commission avait pour mission d’établir un rapport détaillé sur l’état du mobilier de l’ambassade ainsi que de la résidence de fonction.
Or, le rapport en question conclut sans ambiguïté que le mobilier était vétuste et devenu inutilisable, et que l’état de la résidence était particulièrement dégradé. Dès lors, ce que vous présentez comme une « suspicion » constitue en réalité un fondement administratif clair et documenté des décisions prises ultérieurement.
Sur la base de ces constats, l’ambassadeur a procédé à la résiliation du contrat de location de la Résidence à compter d’avril 2025, et a loué un nouveau logement à partir du 1er juillet 2025. Il est donc légitime de s’interroger : où réside l’irrégularité dans le fait de remédier à une situation dégradée, attestée par un rapport officiel ? Fallait-il, au contraire, maintenir une situation inappropriée au seul motif d’éviter toute mauvaise interprétation ?
Deuxièmement, l’affirmation selon laquelle le budget de l’ambassade atteindrait 80 000 euros par mois est totalement dénuée de fondement. Les données officielles, consultables dans la loi de finances publiée sur les sites du ministère des Finances et du gouvernement, établissent clairement que le budget annuel de l’ambassade s’élève à environ 200 000 euros. La présentation d’un montant mensuel de 80 000 euros constitue donc une déformation manifeste de la réalité.
Troisièmement, la source de vos informations ne saurait ignorer que l’Inspection générale du ministère des Affaires étrangères a effectué une mission d’évaluation au sein de l’ambassade l’année dernière, concluant à une gestion tout à fait saine. Cette appréciation émane d’une instance de contrôle compétente et constitue, à ce titre, une référence, en tout cas, bien plus crédible que des publications à caractère spéculatif.
Quatrièmement, les autres allégations que vous évoquez, quelle qu’en soit la nature, s’apparentent à une tentative de conférer un caractère sensationnaliste à des faits dénués de consistance.
En conclusion, votre démarche ne semble pas guidée par la recherche de la vérité, mais plutôt par une volonté de diffamation et de calomnie, en écartant des rapports officiels, en déformant des données chiffrées et en relayant des rumeurs présentées comme des interrogations légitimes.
Si vous disposez d’éléments probants, nous vous invitons à les soumettre de manière claire aux autorités compétentes. À défaut, ce mode de communication fondé sur l’insinuation et le doute ne contribue en rien à la transparence ; il en compromet, au contraire, les fondements.
Enfin, nous tenons à préciser que la poursuite de la diffusion de telles allégations infondées ou insinuations ne saurait rester sans réponse. Elle nous contraindra à engager les démarches nécessaires auprès des juridictions compétentes, y compris le dépôt d’une plainte formelle à l’encontre des parties concernées.
