16-05-2014 01:40 - Vers la validation de la stratégie de mise en œuvre de la composante mauritanienne de la Grande muraille verte

Vers la validation de la stratégie de mise en œuvre de la composante mauritanienne de la Grande muraille verte

StarAfrica - Des experts de Mauritanie, de la FAO, de l’Union européenne et du CILSS ont entamé jeudi à Nouakchott les travaux d’un atelier de validation de la stratégie de mise en œuvre de la composante mauritanienne de la Grande muraille verte, a-t-on constaté à Nouakchott.

Dans un discours à l’occasion de cet atelier, le ministre mauritanien de l’environnement et du développement durable, Amedi Camara, a rappelé que la Mauritanie est l’un des pays du Sahel les plus touchés par les épisodes de la sécheresse et autres aléas.

Cela, a-t-il ajouté, a profondément affecté les écosystèmes et les revenus des ménages ruraux qui dépendent de l’exploitation de ces ressources.

«Pour faire face à ces défis environnementaux, notre pays a décidé de réagir à travers la solidarité internationale en ratifiant la plupart des conventions internationales, en particulier celles relatives à la gestion et à la gouvernance environnementale et en redynamisant les voies et moyens d’optimiser l’apport de la coopération technique et financière bilatérale et multilatérale », a dit le ministre.

Il a expliqué que c’est dans ce cadre que la Mauritanie a adopté sa stratégie nationale décennale de développement durable en octobre 2006 et son deuxième plan d’action national pour l’environnement en avril 2012.

M. Camara a rappelé que suite aux résultats mitigés des divers plans et programmes nationaux de lutte contre les effets pervers des phénomènes naturels mis en œuvre isolement par les pays africains des décennies durant, le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine avait adopté en 2009 le plan d’action pour la mise en œuvre de l’initiative de la Grande muraille verte du Sahara et du Sahel.

De son côté, le secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte, le Pr. Abdoulaye Dia, a indiqué que les chefs d’Etat et de gouvernement ont le souci d’asseoir une paix, une stabilité et un développement socio-économique durable, soulignant que cet objectif ne pourra se réaliser sans la prise en compte de chaque hectare de terre pour assurer le développement des zones arides afin d’y installer les signaux d’un espoir d’une vie meilleure.

Pour sa part, le porte-parole de l’Union Européenne à Nouakchott a expliqué que la désertification et l’avancée des sables menacent plusieurs zones des Etats d’Afrique sahélo-sahélienne, détruisent les ressources naturelles, déciment le cheptel et épuisent les eaux tout en affectant de manière générale l’écosystème.

Il a révélé que l’Union Européenne a accordé, en coordination avec le groupe des partenaires, un financement de 1,4 million d’euros pour l’exécution de l’initiative de l’Agence panafricaine de la grande muraille verte et pour faire de l’environnement et des changements climatiques l’un des volets principaux d’appui des programmes et des projets de développement dans les Etats sahélo-sahéliens.

La Grande muraille verte porte sur la construction d’une barrière formée de couverts végétaux permettant de stopper l’avancée des sables et la désertification traversant les Etats au Sud du Sahara et à travers le reboisement de ceintures vertes aux espèces diversifiées s’étendant du Sénégal à Djibouti, longue de 7000 km et large de 15 km dans les zones d’une moyenne pluviométrique située entre 100 et 400 mm par an, sise dans la zone sahélo saharienne.

Cette muraille traverse 11 Etats africains qui sont en plus de la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Soudan, Djibouti, l’Ethiopie, le Burkina Faso, l’Erythrée et le Tchad et est basée sur l’intégration d’espèces végétales locales et autres artificielles.

L’idée de création de la Grande muraille verte revient au Président nigérian Obasenjo au cours du sommet sahélo-sahélien organisé au Burkina Faso en 2005.

Elle a été adoptée au cours de la seconde session de l’Union Africaine tenue en janvier 2007 à Addis Abeba qui a chargé la commission de l’Union à coordonner et à assurer un suivi pour la mise en place d’une stratégie principale de mise en œuvre de ce rêve.



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Source : StarAfrica
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