08-05-2014 16:56 - Atelier de validation du 5ème Rapport National sur la Biodiversité en Mauritanie
MEDD - La journée du mardi 6 mai 2014 a été marquée sur le plan des activités du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable par la validation du 5ème rapport national sur la Biodiversité tant au niveau marin, côtier que continental.
Cette cérémonie s’est déroulée au niveau de l’Hôtel Atlantic sous la présidence du Secrétaire Général par intérim du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable Mr Moussa Beye, entourée par de hauts responsables du MEDD et notamment le Chargé de Mission et Point Focal National de la Convention des Nations Unies sur la Biodiversité ou CBD Mr Cheikhy Ould Sidi Mohamed.
Ont pris part également à cette importante des représentants de plusieurs départements de l’administration centrale, des ONG, des représentants de la Société Civile ainsi que des représentants des partenaires techniques et Financiers actifs dans ce domaine dont la GIZ, le PNUD, l’UICN, la FAO, etc…
Au cours des travaux de cet atelier, les experts ont mis l’accent sur les caractéristiques fondamentales de la Biodiversité en Mauritanie et ont rappelé que la Mauritanie est un pays sahélo-saharien qui a été durement touché par les phénomènes conjugués de la sécheresse et de la désertification ; ils ont montré que le pays est confronté, depuis de longues années aux défis majeurs de la sévérité climatique (sécheresse prolongée), occasionnant une sédentarisation anarchique d'une population en forte croissance, et une déforestation accompagnée de l’ensablement des infrastructures socio-économiques de base.
Ces deux phénomènes ont provoqué la dégradation de la couverture végétale arborée, arbustive et herbacée et ont exposé les sols à l’érosion hydrique et éolienne. Ainsi le pays perd-il des écosystèmes d’une grande importance pour l’environnement, la génétique, la médecine, l’économie et les bénéfices que la population pourrait tirer de leur utilisation durable ?
Face à cette situation, le gouvernement mauritanien a pris diverses dispositions politiques et légales pour renforcer la gestion durable de ses ressources naturelles. L’élaboration de la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) et de son plan d’action pour l’environnement (PANE), la promulgation du Code de l’Environnement et la ratification des diverses Conventions internationales sur les changements climatiques, la diversité biologique et la lutte contre la désertification, entre autres, visent à rationaliser la gestion du potentiel et à garantir la durabilité du capital naturel et des écosystèmes. L’élaboration de la stratégie nationale sur la biodiversité 2011-2020 et de son plan d’action, bien qu’elle soit une activité habilitante, s’inscrit dans cette dynamique.
La stratégie nationale sur la diversité biologique vient donc compléter les grandes orientations du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté et du Plan d’Action National pour l’Environnement (PANE) qui sont des documents de référence de la politique nationale de protection de l’environnement et de la biodiversité. Le PANE 2012-2016 validé 2012 par Son Excellence le Premier Ministre Docteur Moulaye Ould Mohamed Laghdaf vise à fournir à la Mauritanie un cadre cohérent d’actions pour la bonne gouvernance environnementale en général, et pour la lutte contre la dégradation des ressources naturelles, en particulier.
Les différentes dispositions politiques et institutionnelles mises en place par le gouvernement expriment clairement le lien entre la protection de l’environnement et le développement économique. Et le fait d’inverser la spirale de dégradation de l’environnement devrait bénéficier principalement aux populations les plus démunies tout en préservant l’exceptionnelle richesse en biodiversité.
La deuxième phase d’élaboration du PANE a été caractérisée par une approche programme plus décentralisée, mettant l’accent sur la synergie entre les activités du PANE II avec les divers autres programmes de développement rural des zones ou régions où la pression de la population est la plus forte. Sur le terrain, le programme lui-même fera largement appel à la participation et à la responsabilisation des acteurs locaux dans la gestion de l’environnement et des ressources naturelles.
Enfin, la conservation et la gestion durable des ressources de la biodiversité ne sont plus considérées comme une composante en soi, car elles recouvrent toutes les activités, et sont prises en compte dans les diverses composantes du PANE II, lequel comporte aussi une composante environnement marin et côtier.
Enfin il faut noter que l’élaboration de ce 5ème rapport a poursuivi un processus participatif et l’ensemble des inputs et suggestions proposés par les différents partenaires et institutions seront pris en compte dans sa version finale.
