20-10-2026 09:39 - Editorial du Calame : Nouveau feuilleton… ou fin d’un autre ?

Editorial du Calame : Nouveau feuilleton… ou fin d’un autre ?

LE CALAME - Le Premier ministre l’a dit lors de la visite d’inspection de divers chantiers d’infrastructures à Nouakchott qu’il a effectuée le samedi 17 Octobre : « Nous n’accepterons pas le gaspillage de l’argent public. »

Entouré de ministres, de hauts fonctionnaires et des responsables des sociétés en charge des travaux, il a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Les deniers publics sont en effet gaspillés, de jour comme de nuit : dans des appels d’offres mal faits, mais taillés sur mesure pour certains ; les marchés attribués à des entreprises n’ayant pas les qualifications requises ; les infrastructures construites sans respect d’aucune norme ; les retards dans l’exécution des travaux au préjudice des collectivité ; les avenants accordés sans motif valable ; etc., etc…

La liste des manquements que les organes de contrôle ne manquent pas une occasion d’épingler est longue. Et il est rare que les sanctions soient à la hauteur, exception faite de la dernière affaire de la SOMELEC.

Ayant fait l’objet d’un rapport détaillé, les incendies qui ont touché deux postes de transformation de cette société à la fin du mois d’Août dernier, ont provoqué un véritable tsunami comme on n’en n’avait jamais vu dans le pays.

Un ministre, un secrétaire général, deux directeurs généraux, un directeur central et des cadres de la SOMELEC ont été limogés coup sur coup ! Leurs dossiers ont même été transmis à la police chargée des crimes économiques, avant leur transfert au Parquet.

Le début d’un feuilleton… ou la fin d’un autre ?

Ahmed ould Cheikh





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Commentaires (1)

  • Ksaleh (H) 20/10/2026 12:41 X

    Espérons que cette réaction face au désastre de la Somolec ne soit pas qu'une simple embellie passagère. Si l'on considère que cette affaire n'est que la partie émergée de l'immense iceberg de la gabegie en Mauritanie, le chemin qui reste à parcourir est immense. Pourtant, ce ne sont pas les dispositifs de contrôle, de suivi et de sanction qui manquent à l'État. En réalité, notre appareil bureaucratique regorge d'institutions qui tournent à vide, conçues on dirait pour caser des protégés, souvent affectés à des postes qui ne leur correspondent en rien.