19-10-2026 18:16 - Quand le Premier ministre descend sur le terrain sur instructions du Président de la République...

Quand le Premier ministre descend sur le terrain sur instructions du Président de la République...

Quand le Premier ministre descend sur le terrain sur instructions du Président de la République, il réaffirme la volonté de suivre la réalisation des projets et la détermination à honorer les engagements pris.

Dans une démarche qui mérite d'être saluée et appréciée à sa juste valeur, et conformément aux orientations de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, la descente sur le terrain du Premier ministre, Monsieur El Moctar Ould Djay, pour s'enquérir de l'état d'avancement des projets de développement en cours d'exécution, traduit une orientation gouvernementale fondée sur le suivi direct, la vérification effective des réalisations et le passage des rapports administratifs aux constats de terrain, là où les réalités apparaissent clairement et où les résultats se mesurent concrètement.

La responsabilité publique ne saurait se résumer à l'exercice d'une fonction derrière un bureau, pas plus qu'elle ne se limite à des décisions prises dans les salles de réunion.

Elle constitue avant tout une mission de confiance qui exige présence, suivi, redevabilité et vérification des réalisations dont bénéficient effectivement les citoyens.

C'est dans cette perspective que l'approche de proximité adoptée par le Premier ministre mauritanien, Monsieur El Moctar Ould Djay, dans le suivi des projets de développement en cours d'exécution mérite une reconnaissance particulière. Elle témoigne de l'importance du passage d'une administration fondée essentiellement sur les rapports à une gestion privilégiant l'observation directe et les résultats concrets.

La présence personnelle du Premier ministre sur les chantiers et les sites des projets constitue un message clair : l'époque où les projets étaient suivis uniquement à travers des documents administratifs doit céder la place à une nouvelle phase, caractérisée par la présence effective sur le terrain, la rigueur dans le contrôle et le souci constant du respect des délais et des engagements.

En effet, un projet de développement ne tire pas toute sa valeur de sa simple annonce, ni même de la mobilisation des ressources financières nécessaires à sa réalisation. Sa véritable valeur se manifeste lorsqu'il devient une réalité tangible, améliore les conditions de vie des citoyens et répond à leurs aspirations légitimes à des services essentiels de qualité.

Il est donc juste et nécessaire de saluer tout effort gouvernemental visant à rapprocher la prise de décision des réalités du terrain et à soumettre les projets publics à un suivi direct et rigoureux. Car le développement véritable ne se construit pas uniquement à travers les discours, mais grâce au travail sérieux, à la vigilance permanente et à la correction des dysfonctionnements en temps opportun. L'un des aspects les plus significatifs de cette démarche réside sans doute dans la réhabilitation de la valeur du temps dans la gestion des affaires publiques.

Le retard dans la construction d'une école, d'un hôpital, d'une route ou de toute autre infrastructure de service public ne constitue pas un simple contretemps administratif que l'on pourrait justifier par des explications bureaucratiques. Il représente avant tout un retard dans l'accès des citoyens à un service attendu et le report de bénéfices socioéconomiques qui auraient dû se concrétiser dans les délais prévus.

Ainsi, la présence du premier responsable de la coordination de l'action gouvernementale sur les sites d'exécution des projets adresse un appel explicite à l'ensemble des départements ministériels, établissements publics et entreprises concernés afin qu'ils assument pleinement leurs responsabilités. Elle rappelle également que les deniers publics et le temps consacré à la réalisation des projets constituent deux responsabilités majeures qui ne sauraient souffrir de négligence ou de laxisme.

En saluant cette démarche, nous ne cherchons ni à verser dans la complaisance ni à formuler des éloges de circonstance. Notre appréciation repose sur une conviction profonde : les bonnes pratiques dans la gestion des affaires publiques méritent d'être encouragées, tout comme les insuffisances doivent être dénoncées et corrigées.

Une nation ne se construit ni dans une logique d'applaudissements systématiques ni dans une attitude de suspicion permanente. Elle se bâtit grâce à un esprit patriotique équilibré et équitable, capable de reconnaître les efforts accomplis tout en exigeant davantage lorsque l'intérêt général le commande.

Il importe, à cet égard, que ces visites de terrain deviennent une pratique gouvernementale institutionnalisée, permettant de définir clairement les responsabilités, d'évaluer régulièrement les taux d'avancement des travaux et de prendre les mesures nécessaires pour remédier aux retards et garantir la qualité des réalisations.

Le suivi sur le terrain doit ainsi devenir une composante essentielle et durable de la culture de l'administration publique.

Aujourd'hui, le citoyen mauritanien aspire légitimement à voir les projets de développement achevés, les infrastructures publiques opérationnelles et les ressources nationales utilisées avec efficacité et transparence.

Cette aspiration ne peut être satisfaite que par une volonté politique sincère, une administration performante et un suivi continu qui ne s'arrête pas à la simple formulation d'instructions. C'est pourquoi l'initiative consistant à se rendre personnellement sur le terrain mérite d'être appréciée. Elle place le responsable face aux réalités telles qu'elles sont, et non telles qu'elles peuvent parfois être présentées dans certains rapports administratifs.

Elle lui permet également de constater directement les difficultés et les contraintes qui entravent l'exécution des programmes gouvernementaux.

Le meilleur message qu'un gouvernement puisse adresser à ses citoyens n'est pas une nouvelle promesse, mais un projet achevé, un service amélioré et un engagement honoré dans les délais annoncés. À mon sens, cette approche constitue une avancée qui mérite d'être saluée et qui devrait inspirer l'ensemble des responsables publics, tant au niveau central que régional et local.

L'objectif est de faire de la présence sur le terrain, de la redevabilité et de la culture du résultat des pratiques administratives généralisées, et non de simples initiatives liées à une personnalité ou à une circonstance particulière.

En définitive, saluer les visites de terrain du Premier ministre, Monsieur El Moctar Ould Djay, revient fondamentalement à valoriser une certaine conception de l'État : un État qui suit, contrôle, corrige et réalise ; un État qui fait du service rendu au citoyen le véritable critère de réussite des politiques publiques et du respect des engagements le fondement de la crédibilité de ses institutions.

Car les nations ne progressent pas à la mesure des discours prononcés en leur nom, mais à la hauteur des réalisations accomplies à leur service.

Si les visites de terrain constituent le point de départ de cette démarche, l'achèvement effectif des projets, dans le respect des normes de qualité et des délais contractuels, demeure le véritable test de sa réussite.

Tel est l'enjeu, telle est la responsabilité et telle est la Mauritanie à laquelle aspire Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à travers son programme « Mon ambition pour la Patrie ».

Par : Abidine Babe Ahmed





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