06-10-2026 22:33 - Mali: l'armée malienne occupe désormais Kidal après le retrait des rebelles touaregs du FLA
TV5 MONDE AFRIQUE -
Les rebelles indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé avoir retiré leurs forces de Kidal, dans le nord du Mali, face aux opérations de l’armée. Ils avaient pris le contrôle de cette ville stratégique fin avril, désormais occupée par les forces du pouvoir militaire.
Leur présence n’aura pas duré longtemps. Les rebelles indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé mardi le “repli stratégique” de leurs forces de Kidal, dans le nord du Mali. Ils avaient pris le contrôle de cette ville stratégique fin avril et faisaient depuis face aux opérations de l’armée malienne, qui a désormais pénétré dans la ville.
La perte du contrôle de Kidal avait constitué un véritable camouflet pour les militaires au pouvoir. Elle était passée sous le contrôle du FLA et de ses alliés du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, au cours d'une série d'attaques coordonnées qu’ils avaient mené contre des positions stratégiques contrôlées par les militaires au pouvoir et de l'armée dans plusieurs villes du pays.
Un repli sans confrontation
Dans un communiqué, le FLA assure que son repli est “stratégique” et “maîtrisé”. Il répondrait "aux risques croissants pesant sur les rares populations civiles encore présentes dans la ville” causés “par l'utilisation disproportionnée de vecteurs aériens par les mercenaires russes de l'Africa Corps et (...) le pouvoir militaire de Bamako”.
Les rebelles soutiennent qu'il "s'agit d'une mesure opérationnelle temporaire, destinée à préserver intactes ses capacités humaines et logistiques". Ce repli "s'est opéré sans qu'aucun combat direct n'ait encore opposé ses forces à l'ennemi", affirme encore le FLA.
Mardi matin, l'armée malienne et les paramilitaires russes du groupe Africa Corps avaient annoncé dans un communiqué avoir engagé des "opérations aéroterrestres d'envergure" dans la région de Kidal.
Une situation de crise humanitaire
Selon le FLA, sa décision est "la conséquence d'une appréciation objective de la situation opérationnelle et tactique et vise avant tout à préserver des vies humaines contre un adversaire qui évite des contacts terrestres immédiats".
"Les actions aériennes ennemies ont détruit l'essentiel des infrastructures publiques et civiles et compromettent des vies humaines innocentes, systématiquement visées par le régime de Bamako", accuse-t-il dans le communiqué.
Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes djihadistes, de leurs alliés du FLA et de groupes criminels communautaires.
Par
Rodrigo Castillejo
avec AFP
