12-05-2026 23:39 - L’opposition réclame une commission d’enquête parlementaire sur le dossier des carburants

L’opposition réclame une commission d’enquête parlementaire sur le dossier des carburants

SHEMS MAARIF - Le député parlementaire Ahmed Ould Mballe a révélé que les blocs de l’opposition sont parvenus à un consensus pour déposer une demande de création d’une commission d’enquête parlementaire sur le dossier de l’approvisionnement en carburants.

Il a également indiqué que des discussions sont en cours avec la majorité en vue de mettre en place des commissions d’enquête sur plusieurs autres dossiers.

Le député a précisé que l’opposition a demandé l’ouverture d’enquêtes sur plusieurs affaires de corruption, dont les marchés liés à l’approvisionnement en carburants, estimant que ces dossiers ont de lourdes répercussions sur les conditions économiques et sociales des citoyens.

Ahmed Ould Mballe a exprimé son espoir de voir le Parlement obtenir l’opportunité d’enquêter sur ce qu’il a qualifié de « véritables dossiers de corruption qui gangrènent le pays ».





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 1
Lus : 524

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 13/05/2026 00:06 X

    Le personnel politique mauritanien semble prendre goût aux commissions parlementaires dont l’enjeu est de poser la question du pouvoir. D'accord, mais quelques remarques.

    1) Le parlement n’a pas pour mission prioritaire ou vocation primordiale de régler les questions de changement de régime, de suite de régime ou d’accession au pouvoir.

    2) Dans l’expérience que se sont faite les Mauritaniens, les commissions de ce type ont fait la preuve de leur efficacité à réduire les velléités de retour au pouvoir d’un ancien président et à calmer les ardeurs de protestation d’un autre sorti du pouvoir par un coup d’État. En revanche, l’expérience n’a pas démontré qu’elle permettait de faire tomber un pouvoir en place ou le découragerait de se perpétuer. L'expérience passée n'a pas non plus permis à un pouvoir encore en place de se prémunir contre des poursuites, une fois parti. Autrement dit, de tels espoirs, s'ils existent, restent très hypothétiques. Ceci étant, tout le monde a droit à ses calculs et le pays enrichit ses expériences.

    3) Une enquête parlementaire, ce sont des moyens matériels et humains limités, bien inférieurs à ceux de l’administration. Si je comprends bien, le soupçon de l’opposition est que la corruption est systémique. Quelle formidable nouvelle apprendrait-on alors, grâce à cette commission (cela ne fait que 35 ans qu'on le sait) !

    4) Si je suis opposant, je limiterai néanmoins mes curiosités à une ou deux, judicieusement ciblées pour l’effet domino que pourraient donner les résultats.

    5) Si je suis de la majorité, faire enquêter le Parlement quand on est au pouvoir et majoritaire en procédure, c'est quand même mieux ! Je mets tous les domaines préoccupants sur la table !

    6) On y sera encore en 2030 ou plus sûrement; toutes les conclusions négatives porteront à question, mise en question ou se neutraliseront dans l'épuisement polémique.

    Si des choses sont prouvées, elles feront sauter des fusibles (récupérables) mais n’handicaperont pas le succès d’une réélection présidentielle. Au contraire, elles peuvent conforter un président qui a une bonne réputation personnelle.

    7) Opposition et majorité peuvent trouver des intérêts communs : On discute de corruption : Le peuple demande autant la satisfaction de ses émotions que celle de ses besoins matériels. C’est bon pour tout le monde, pour les futures campagnes électorales. Cela lève le mauvais soupçon populaire que les parlementaires ne servent à rien et que les élus oublient les électeurs.

    8) Bon, moi, quand on me parle de corruption, je pense paramètre économique ajustable par les organisations systémiques… C'est au parlement que cela se construit, ça ?