29-04-2026 21:45 - Crise au Mali : Abidjan prêt à soutenir Bamako
APANEWS-
À la suite des attaques meurtrières ayant frappé le Mali le 25 avril 2026, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, s’est exprimé sur la sécurisation des frontières et un éventuel soutien d’Abidjan à son voisin malien.
Le Mali vient de traverser une nouvelle épreuve sanglante. Le samedi 25 avril 2026, des assauts coordonnés menés par le Front de libération de l’Azawad et le JNIM ont causé de nombreuses pertes, dont celle, majeure, du ministre d’État, ministre de la Défense, Sadio Camara.
Alors que le FLA menace de poursuivre son offensive jusqu’à la chute du régime de Bamako, l’onde de choc s’est propagée jusqu’à Abidjan. Interrogé à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a tenu à rassurer sur l’étanchéité de la frontière ivoiro-malienne.
« Le dispositif sécuritaire est déjà vigoureux », a-t-il affirmé, rappelant que la Côte d’Ivoire a su tirer les leçons des attaques terroristes subies par le passé sur son propre sol. Face à une menace djihadiste persistante, les autorités ivoiriennes maintiennent une vigilance accrue pour prévenir toute incursion.
Sur la question d’un soutien direct pour empêcher le Mali de « sombrer », la position de la Côte d’Ivoire reste strictement diplomatique et multilatérale. « Pour soutenir quelqu’un, il faut déjà qu’il en fasse la demande », a précisé Amadou Coulibaly.
Inscrivant l’action de l’Etat de Côte d’Ivoire dans le cadre de la Cédéao et de l’Union africaine (UA), Amadou Coulibaly a rappelé l’existence d’une « force en attente » au sein de l’organisation sous régionale.
Pour le porte-parole, toute intervention ne saurait être l’initiative d’un seul pays, mais bien un « effort collectif » destiné à sécuriser l’espace sous régional, à condition que Bamako sollicite officiellement cette aide.
Face à cette crise, Abidjan se prépare à une possible aggravation de la situation humanitaire. Consciente que l’instabilité pourrait provoquer de nouveaux déplacements de populations, la Côte d’Ivoire anticipe un afflux de réfugiés.
« Si jamais la situation devait s’aggraver, nous allons aviser », a déclaré le ministre, tout en soulignant que des mesures sociales sont déjà en place pour encadrer les réfugiés présents. Réaffirmant la tradition de « terre d’accueil » de la Côte d’Ivoire, il a assuré que le pays saurait s’organiser pour recevoir « nos frères en difficulté » fuyant l’insécurité.
AP/APA
