10-04-2026 00:51 - Santé maternelle et néonatale : La Mauritanie mobilise des fonds pour la construction d’un hôpital de référence à Nouakchott

Santé maternelle et néonatale : La Mauritanie mobilise des fonds pour la construction d’un hôpital de référence à Nouakchott

AMI - Des membres du gouvernement, ont commenté jeudi soir, les résultats du conseil des ministres qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée. 

Il s’agit des ministres de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Houssein Ould Meddou, des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidia, de la Fonction publique et du Travail, Mme Marieme Mint Boydiel Houmeid.

Dans son mot introductif, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le conseil a examiné et adopté plusieurs projets de lois, de décrets et des communications, dont ceux relatifs à l’autorisation de la ratification de conventions de crédit, cadre et de leasing entre la Mauritanie et la Banque Islamique de Développement, la révision de dispositions de la loi organique relative à la loi de finances, le relèvement du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

Le porte-parole, a par ailleurs annoncé que sur instructions du Président de la République, SEM. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le gouvernement a décidé de donner un chèque de 30 mille ouguiyas aux retraités, en guise de soutien, afin qu’ils puissent faire face aux conséquences de la situation géopolitique actuelle.

Il a ensuite invité ses homologues ministres, chacun en ce qui le concerne, à apporter davantage de précisions.

A son tour, le ministre des Affaires économiques et du Développement a déclaré avoir présenté plusieurs projets de loi autorisant la ratification de conventions (cadre, leasing et de crédit) signés entre la Mauritanie et la Banque Islamique de Développement. Deux d’entre elles sont destinées au financement du projet de construction et l’équipement d’un hôpital de référence pour la santé maternelle, néonatale et infantile à Nouakchott.

C’est à Dar Naim, sur le site de l’ancien aéroport de Nouakchott que sera érigé cet établissement d’une capacité de 440 lits et qui sera constitué sur 4 niveaux.

Dans le cadre de ces conventions, il est aussi prévu d’équiper l’établissement de référence avec des équipements modernes. A cela va s’ajouter la formation de 591 cadres, pour une gestion efficiente de ce qui sera le grand projet de l’histoire du pays.

Le coût du projet est de 68 millions d’euros, dont 10% sur le budget de l’Etat. Le reste sera mobilisé avec le soutien des partenaires de la Mauritanie.

Une autre convention, de leasing cette fois-ci, toujours avec la BID, concerne le financement du projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali, en reliant Nouakchott à Néma, puis se connecter au réseau de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Le financement du projet s’élève à 800 millions d’euros, dont 55 millions d’euros de la BID.

En outre, le ministre a déclaré qu’une autre convention avec la BID va permettre le financement du projet de renforcement des capacités des parties concernées par le système des marchés publics en Mauritanie. Il s’agit, ici, d’un appui institutionnel pour mettre en œuvre les recommandations issues de l’évaluation du système actuel.

En réponse à une question concernant les entreprises qui vont concourir à la construction de l’hôpital de référence en santé maternelle, le ministre a déclaré que la BID, lorsqu’elle finance des projets, procède à des appels d’offres ouverts à tous les pays islamiques. Toutefois, le code des marchés publics contient des dispositions qui permettent aux entreprises mauritaniennes qualifiées, d’accéder à des marchés.

Le ministre a en outre répondu à une question relative à la baisse du prix des hydrocarbures dans certains pays, suite à la légère baisse du coût du baril de pétrole à l’international. Selon lui, les pays qui ont enregistré une baisse, sont ceux qui ne subventionnent pas le carburant. Pour lui, il faut une évolution significative pour entrainer des changements au niveau local. Il a toutefois assuré que l’Etat reste aux côtés du peuple, comme toujours.

Pour sa part, la ministre de la Fonction publique est revenu sur le relèvement de 12% du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Ce décret, a déclaré la ministre, fait suite aux engagements du Président de la République, SEM Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à renforcer la qualité de vie des citoyens et soutenir les couches vulnérables.

Auparavant, il y a eu plusieurs actions posées par le gouvernement, allant dans le sens de la réduction des inégalités et la préservation du pouvoir d’achat.

La mesure, a poursuivi la ministre, intervient dans un moment où le monde entier est impacté par la crise géopolitique actuelle.

Elle a précisé que le SMIC passe de 4500 MRU à 5000 MRU pour les employés des secteurs public et privé.

En réponse à une question, la ministre a indiqué que le nombre de fonctionnaires est de 60 mille personnes, sans compter les effectifs des forces de défense et de sécurité.

S’agissant des dossiers judiciaires opposant le personnel à l’administration, la ministre a annoncé la formation d’un comité, qui va incessamment plancher sur ceux dont la procédure est arrivée à terme.

De son côté, le porte-parole du gouvernement a souligné que la hausse du SMIG et l’aide offerte aux retraités viennent s’ajouter à plusieurs mesures du gouvernement visant à soulager le citoyen, en cette période de crise mondiale. Il a indiqué que l’accent a été mis sur les couches les plus vulnérables.

Il a rappelé que l’Etat continue de subventionner le gaz et le carburant et que la hausse de 10% du prix du gasoil décidé dernièrement, ne devrait pas impacter le coût du transport et produits de base. Selon lui, les denrées de première nécessité sont administrées par l’Etat et révisées tous les 4 mois.

Pour ce qui est du financement des projets sur le budget de l’Etat, le porte-parole a affirmé que la Mauritanie a fait de grands progrès dans ce domaine, en raison de sa gestion efficiente des ressources. Ainsi, les marges budgétaires et le budget investissement qui est passé à 450 milliards d’ouguiyas ont permis, par exemple, le financement du réseau d’assainissement de la ville de Nouakchott, à hauteur de 70 milliards d’ouguiyas, ou encore la réhabilitation de la route de l’espoir avec pas moins de 40 milliards d’ouguiyas.

Toujours au cours de la session de questions/réponses, le porte-parole du gouvernement est revenu sur la visite qu’a effectuée le Premier ministre, M. El Moctar Ould Diay, en Algérie. Il a rappelé que les deux pays frères entretiennent des liens séculaires et une coopération riche.

A l’issue des travaux de la commission mixte mauritano-algérienne, 29 conventions ont été signées. Elles concernent divers secteurs dont la formation, la santé, l’agriculture, l’énergie, et les infrastructures, entre autres. L’Algérie offre, chaque année, 450 bourses d’études aux mauritaniens.

Il a signalé que des efforts sont faits pour faciliter les déplacements des personnes et marchandises, notamment grâce à la construction de la route reliant les deux pays.

Le porte-parole a aussi annoncé la mise en place de mécanismes devant permettre d’accélérer la cadence, pour matérialiser les conventions en actions concrètes.

Pour ce qui est du dialogue, il a indiqué qu’on en est qu’à la phase préliminaire. Le dialogue, a-t-il dit, est une initiative du Président de la République, qui intervient dans un contexte où il n’y a aucun enjeu électoral.

Ensuite, ce qui s’est passé dernièrement, concernant la position de l’opposition vis-à-vis d’un point proposé par la majorité, a été peut-être mal compris. D’après lui, les mandats ne concernent pas que ceux présidentiels, mais tous les autres aussi. De plus, a souligné le porte-parole, le dialogue se veut inclusif aussi bien en termes de participation qu’en termes de sujets discutés.

Il a réitéré l’engagement du Président de la République de faire en sorte que le dialogue puisse se dérouler correctement et que les résultats qui en sortiront soient le fruit de compromis et de consensus au nom de l’intérêt général.





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