05-04-2026 13:51 - Accord entre le gouvernement et la fédération des bouchers fixant les prix des viandes rouges

Accord entre le gouvernement et la fédération des bouchers fixant les prix des viandes rouges

SAHARA MEDIAS - Le gouvernement mauritanien a annoncé samedi avoir conclu un accord avec les fédérations de bouchers visant à plafonner les prix de la viande rouge, dans le but de limiter la hausse des prix et de préserver le pouvoir d’achat.

Le ministère de l’élevage a indiqué dans un communiqué que les nouveaux prix entreraient en vigueur dès lundi 6 avril et sont donc fixés comme suit :

- la viande de mouton et de chèvre étant fixé à 3 500 MRO le kilo,

- 2 700 MRO pour le kilogramme de viande de chameau et celle du bœuf

- le prix de la « filka » a été fixé à 3 000 MRO par kilogramme.

Le communiqué ajoute que cet accord est le fruit de consultations au sein d’une commission technique réunissant des représentants du ministère de l’élevage et du ministère du Commerce et du Tourisme, ainsi que des représentants des fédérations de bouchers.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’efforts gouvernementaux plus larges visant à réguler les marchés, après un accord précédent conclu par le ministère du Commerce et du Tourisme avec l’Union nationale des employeurs mauritaniens pour plafonner les prix d’un certain nombre de produits de consommation de base, accord toujours en vigueur et auquel les deux parties ont récemment réaffirmé leur attachement.





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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 05/04/2026 21:41 X

    Viande rouge = élevage local, expertise locale suffisante, pas trop de contenu importé = seule production nationale stratégique connue pour la Mauritanie.

    1) Un prix de la viande trop bas ferait siphonner le bétail par le marché régional et la viande congelée finirait le travail.

    1) 3000 um =7,5 dollars environ // viande export type Afrique = 5 dollars FOB, parfois moins au Brésil ou en Inde mais aussi à partir de l'Europe, chez les "collecteurs de poubelles" internationaux. Néanmoins, pour le moment, avec ces prix, le congelé ne menace pas trop le cœur de marché

    2) La viande congelée trouve le chemin libre sur le segment très lucratif et en forte progression des nouvelles consommations. Les Mauritaniens savent produire leur viande mais pas la travailler pour leurs nouveaux besoins.

    3) L'évaluation de la viabilité d’une production nationale doit être posée en premier lieu, sans tenir compte des artifices douaniers ou des subventions. Voyez la différence avec les productions "nationales" artificielles : riz, ciment, lait ; vous enlevez les subventions déguisées ou abaissez un tarif douanier et tout s'effondre. Vous faites payer 2 fois aux Mauritaniens et cela patauge dans l'irrégularité, l’inefficacité et la corruption. Le sujet de la valorisation par le travail de la viande devrait être l’objet des dépenses et études du ministère concerné, mais il persévère dans la bêtise de l'amélioration génétique.

    4) Dans cette crise, où il faut faire le choix douloureux d'une courte liste de prix à verrouiller et laisser le marché décider pour les autres, la viande rouge est l'un des rare aliment populaire sur lequel il ne faut pas faire de contrôle de prix.

    Je fais l'impasse sur le thé, car tout gouvernement responsable dans une crise a le devoir de pouvoir rester durant la crise et accepte l'idée de tomber par la suite.