03-02-2026 18:26 - Des étudiants mauritaniens en Tunisie demandent l'intervention du Président de la République
Des étudiants mauritaniens en Tunisie protestent pour la deuxième fois consécutive et demandent l'intervention de la présidence pour sauver leur parcours académique.
L'Association des étudiants et stagiaires mauritaniens en Tunisie a organisé un sit-in de protestation devant l'ambassade de leur pays à Tunis, pour la deuxième fois consécutive, afin de faire pression pour résoudre la crise de dizaines d'étudiants bloqués en raison des complications d'une nouvelle loi tunisienne.
Le président de l'association, Mohamed El Kory Ahmed Ibrahim, a expliqué que la nouvelle loi tunisienne promulguée cette année, qui régit l'inscription des étudiants étrangers, stipule que toutes les procédures d'immatriculation et de renouvellement d'inscription des étudiants internationaux doivent se faire exclusivement par le biais des canaux de coopération internationale.
Cela implique un renvoi des dossiers via l'ambassade, une procédure qui n'était pas en vigueur auparavant.
Il a indiqué que cette nouvelle mesure a entraîné la suspension du parcours d'un grand nombre d'étudiants mauritaniens, y compris des doctorants ayant pourtant satisfait à toutes leurs exigences académiques. Ces derniers se retrouvent "bloqués à mi-chemin", malgré l'obtention d'une acceptation de leurs universités.
L'association a formulé de vives accusations contre l'ambassade de Mauritanie et le service culturel en Tunisie, soulignant "la faiblesse de leur implication" dans le dossier des étudiants, comparativement aux autres ambassades arabes et africaines.
Dans la conclusion de son communiqué, l'association a demandé à la présidence de la République à Nouakchott d'intervenir de toute urgence, et d'exhorter les ministères des Affaires étrangères et de l'Enseignement supérieur à agir immédiatement "pour sauver l'avenir de ses étudiants et éviter qu'il ne sombre".
Elle a affirmé qu'elle poursuivrait son sit-in hebdomadaire chaque vendredi devant l'ambassade jusqu'à ce qu'une solution à la crise soit trouvée.
