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Saint-Louis : Sénégal et Mauritanie élaborent une feuille de route commune pour les filières agricoles de la vallée
NDAR INFO -
Des acteurs sénégalais et mauritaniens se réunissent depuis lundi à l'université Gaston Berger de Saint-Louis, dans le cadre du projet de résilience et de développement communautaire de la vallée du fleuve Sénégal, pour bâtir une feuille de route commune sur les chaînes de valeur agropastorales. L'objectif : créer des emplois pour les jeunes.
Le Sénégal et la Mauritanie veulent développer ensemble les filières agricoles de la vallée du fleuve. Une forte délégation mauritanienne et l'ensemble des acteurs de développement de la vallée participent depuis lundi, à l'université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, à un atelier régional organisé par le Projet de résilience et de développement communautaire de la vallée du fleuve Sénégal (PRDC-VFS).
Placée sous le thème « Promouvoir la résilience, la connectivité et l'intégration transfrontalière des filières agropastorales », la rencontre vise à mettre en commun deux études consacrées aux chaînes de valeur à prioriser de part et d'autre du fleuve.
« Cet atelier fait suite à la réunion du comité régional de coordination, tenue le 29 septembre à Dakar, qui avait demandé la mise en commun de ces deux études afin de définir ensemble une feuille de route pour une approche intégrée du développement des chaînes de valeur, côté sénégalais et côté mauritanien », a expliqué Benjamin Burckhart, chargé du projet pour la Banque mondiale.
D'ici mardi soir, les participants doivent établir des feuilles de route pour chacune des filières retenues, dans un cadre de concertation « multisectoriel, multi-acteur et multi-pays ». L'objectif principal, a-t-il souligné, est de renforcer le développement économique de la vallée par la création d'emplois, en particulier pour les jeunes.
Secrétaire permanent du comité de pilotage unique des programmes d'équité territoriale au ministère des Infrastructures, Papa Sara Ndiaye a insisté sur le passage à l'action. Les études élaborées par l'équipe de l'IPAR ont formulé des recommandations, et il s'agit désormais de les traduire en plan d'action.
« Il s'agit véritablement d'aller de la phase de diagnostic à la phase de mise en œuvre », a-t-il déclaré, en souhaitant que ces travaux soient utiles aux populations de la vallée.
Conseiller technique du ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, Djibril Diop a inscrit la démarche dans la vision présidentielle de chaînes de valeur territorialisées.
« Au travers du diagnostic, on se rend compte que, pour beaucoup de chaînes de valeur, on n'a pas besoin d'intervenir sur toute la chaîne. Il y a juste quelques maillons qui ont des problèmes, et c'est sur ces leviers qu'il faut appuyer pour que ces projets aient de l'impact pour les communautés locales et produisent de l'emploi », a-t-il expliqué, en citant l'objectif de souveraineté alimentaire.
Financé par la Banque mondiale, le PRDC-VFS intervient des deux côtés du fleuve pour renforcer la résilience socio-économique et climatique des communautés. Pour identifier les filières prioritaires, le projet s'était notamment appuyé sur l'expertise de la SAED.
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