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26-10-2026

13:32

Mauritanie : le patronat mise sur les investisseurs américains

Webmanagercenter -- L’Union nationale du patronat mauritanien a invité les entreprises américaines à investir davantage lors d’un échange avec des collaborateurs du Sénat, vendredi 23 octobre à Nouakchott. Les secteurs proposés sont nombreux, mais aucun projet financé n’a été annoncé. L’enjeu est de convertir le dialogue diplomatique en engagements économiques.

Une invitation, pas un accord

Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, président du patronat, a présenté cinq secteurs aux visiteurs américains : pêche, agriculture, mines, élevage et industrie.

Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), les discussions ont abordé les obstacles à la coopération bilatérale, sans détailler les solutions envisagées.

La délégation était composée de collaborateurs du Sénat américain, et non de sénateurs. Elle était conduite par Joanne O’Donnell Condon, responsable des questions d’aide étrangère à la commission des affaires étrangères du Sénat.

Le financement et la sécurité juridique en question

Pour les entreprises susceptibles d’investir, les contraintes dépassent les formalités d’entrée. Le cadre de partenariat 2026-2030 de la Banque mondiale met l’accent sur la gouvernance et les infrastructures.

La Banque africaine de développement décrit un marché financier mauritanien peu développé. Ces constats fournissent un contexte ; l’AMI ne précise pas qu’ils ont été discutés individuellement.

Le Code des investissements de 2025 prévoit des garanties pour les investisseurs, selon l’agence mauritanienne de promotion des investissements. Leur traduction en procédures prévisibles et en sécurité contractuelle sera déterminante pour convaincre des entreprises de financer des projets.

Des visas aux contrats

Le patronat a rappelé la possibilité de visas à entrées multiples valables jusqu’à cinq ans pour les investisseurs américains. Il a demandé un assouplissement des visas délivrés aux hommes d’affaires mauritaniens se rendant aux États-Unis. La cheffe de la délégation a affiché sa volonté de renforcer la coopération, selon l’AMI.

Un forum d’affaires organisé début octobre à Nouakchott avait déjà rapproché les opérateurs des deux pays. Mais cette rencontre n’a débouché, dans les informations publiées, sur aucun montant d’investissement ni calendrier de réalisation.

Le prochain test sera : identifier des projets, sécuriser leur financement, améliorer la logistique et vérifier l’accès aux marchés. Sans ces étapes, l’intérêt exprimé restera une perspective plutôt qu’un flux d’investissements mesurable.



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