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L'énigme de l’arrêt d'exploitation du forage d'eau douce de Tinery ( Kanaoil - Atar )
Pour parer au manque récurrent d'eau à Atar, un jeune entrepreneur décide de creuser un puits dans son quartier résidentiel Tinery- Kanaoil.
Il fit les démarches administratives et municipales que cela requiert.
Une machine à forer est commandée et rapidement, jaillit du puits profond, une eau saumâtre en quantité suffisante.
Pour la rendre douce - potable, un système de filtrage- épuration technique, dernier cri , est installé.
L'eau qui en sort est si limpide et agréable que
le flux des demandeurs se multiplia crescendo.
Après six mois de sa mise en service, à la surprise générale, des instructions intimant l’arrêt de ce bienfait social, vinrent étouffer la joie des populations assoiffées.
Commencèrent alors des démarches tout azimut, afin de débloquer la situation.
I - AU NIVEAU D'ATAR
Mis au courant par des femmes manifestant devant son bureau, le Wali de la région confia à leurs représentants et aux élus locaux ce qui suit :
a ) Aucune plainte locale n'est portée par quiconque contre l'usage de cette eau.
b) Les instructions d'arrêter la distribution d'eau de ce sondage viennent de Nouakchott.
Surgirent alors plusieurs interrogations.
Dès lors, qu’aucune plainte n'est portée localement,comment justifier une intervention administrative ou judiciaire, sachant que : Les motifs légaux d'interpellation administratives ou judiciaires n'interviennent que dans les cas suivants ? :
1. Le flagrant délit: Si la personne est surprise entrain de commettre un crime ou un délit ou si elle vient de le commettre.
2.L’enquête préliminaire ou de flagrance
Lorsqu'il existe des indices graves rendant une personne suspecte dans une affaire judiciaire
3. Un mandat de justice : Sur ordre d'un juge d'instruction ( mandat
, mandat d'amener)
4. Le contrôle d'identité et de l'égalité
Lors des contrôles sécuritaires ou administratifs..
Laquelle de ces infractions a été prise en compte ?
De quelles autorités de Nouakchott parviennent les instructions d'arrêter la distribution d'eau ?
L'administration étant écrite, les instructions en provenance de Nouakchott sont elles verbales ou formulées sur document ?
De quels ministère, institution ou responsable émanent- elles?
Toujours est -il que pour clarifier les puzzle de ces questionnements,les démarches ,au niveau d'Atar, prirent plus de 40 jours.
II. AU NIVEAU DE NOUAKCHOTT
La ministre de l'hydraulique contactée par des parlementaires , signifia. n'être pas au courant de cette affaire qu'elle confondait avec une autre,similaire, portant sur un litige entre habitants des oasis de Teizint et Neijert dans la commune de Ain Ehel Taya.
Elle fit cependant, bonne mine et instruit ses services de régler rapidement la situation.
Trois semaines plus tard, le point mort de ce dossier est toujours activé.
Pendant ce temps, le prix du baril 200 litres d'eau douce à Atar est passée de 5000 à 15.000 A-UM.
Dans le cas qui nous préoccupe, il importe de rappeler que toute eau destinée à la consommation doit répondre aux critères suivants :
Critères physico-chimiques
1. pH compris entre 6 5 et 9,5 ( l'eau ne doit être ni trop acide ni trop basique)
2. Nitrate : limite maximale 50 mg/L
3. Plomb : limite maximale 10 ~g/L
4. Fluor : inférieur à 1,5 mg/L
Critères physiques
1. L'eau doit être limpide et claire
2. Goût et odeur : l'eau doit être agréable à consommer et ne présenter ni saveur suspecte ni odeur anormale.
Il nous a été rapporté que plusieurs échantillons de l'eau du puits de Tinery ont été analysés dans les laboratoires techniques d'Atar et de Nouakchott.
Il y'a lieu, maintenant, de savoir :
Si l'eau de Tinery répond aux critères de potabilité ou n'y répond pas ?
Dans le cas où elle y répond, qu'attend- on pour la distribuer aux populations assoiffées ?
Dans le cas où l'eau ne répond pas aux critères, qu'attend-on pour signifier aux concernés les conditions à remplir, afin de réparer - au plus tôt- le manquement , si manquement, il y'a?
La population d'Atar a trop soif. pour la maintenir perpétuellement, dans cette privation d'eau, qui ne dit pas son nom.
Cet état de fait, est contraire aux directives coraniques d'Allah ;
Contraire aux instructions ( Ta3ahoudaty ) du président de la république ;
Contraire aux principes fondamentaux des droits humains.
Contraire à toute raison ou logique de gestion administrative ou politique.
Ely Salem Khayar