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13-05-2026

05:02

Le vice-président du parti Sawab alerte sur la montée du malaise social en Mauritanie

SHEMS MAARIF - Le vice-président du parti Sawab, Ahmed Ould Obeid, a estimé que les déclarations faites lundi au Parlement par le député du parti au pouvoir El Insaf, Hassan Ould Mohamed, ainsi que d’autres prises de position similaires, reflètent un profond climat de tension au sein de la société mauritanienne, et non un simple incident isolé.

Dans une publication sur Facebook, Ahmed Ould Obeid a affirmé que ce sentiment de frustration est le résultat de longues années de marginalisation, d’exclusion et de mépris, poussant une partie des citoyens à avoir le sentiment de devoir continuellement prouver leur appartenance au pays et leur droit à la dignité.

Selon lui, la menace la plus sérieuse pour la cohésion nationale ne réside ni dans la pauvreté ni dans les divergences sociales, mais dans la banalisation de l’injustice et l’acceptation progressive de l’exclusion comme une réalité normale.

Le responsable politique a également dénoncé une situation dans laquelle de nombreux Mauritaniens se sentent écartés sur les plans politique, social et symbolique, tandis qu’on leur demande de patienter malgré l’absence de reconnaissance et d’équité.

Ahmed Ould Obeid a toutefois souligné que l’attachement de ces citoyens à la paix civile, à l’unité nationale et aux valeurs de fraternité ne traduit pas une faiblesse, mais plutôt une volonté d’éviter au pays toute dérive dangereuse.

Il a néanmoins averti que « la patience a des limites » et appelé les responsables politiques, les sages et les forces vives du pays à prendre conscience de l’ampleur du malaise social avant que les tensions ne s’aggravent davantage.

Le vice-président du parti Sawab a enfin insisté sur la nécessité d’engager des réformes fondées sur la justice, la reconnaissance et l’égalité des chances afin de préserver la cohésion nationale et restaurer la confiance entre les différentes composantes de la société.

Lors de cette même séance parlementaire, Hassan Ould Mohamed avait vivement critiqué le traitement réservé aux députées emprisonnées Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour, jugeant la situation inacceptable et appelant le président Mohamed Ould Ghazouani à intervenir pour obtenir leur libération.





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